Samedi 20 décembre 2008
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07:33
LE DIMANCHE JOUR de MATCH
la GRAND' MESSE
N'ETAIT PAS CELLE QUE L' ON CROIT
ELLE AVAIT LIEU à 15 h. au
STADE AMEDEE PROUVOST
Je me souviens ( comment aurais je pu
les oublier ) de ces merveilleux dimanches aprés midi, malheureusement espacés de 15 jours, où, du nouveau Roubaix, c'est là que nous habitons, mon père, son fiston
accompagnés de quelques amis du quartier également supporters, prenons à pied la direction de la
place du Travail, pour que le tramway G K, nous conduise au crétinier voir évoluer notre équipe favorite le C.O.R.T.
Le tram était bondé, à tel point qu'à la gare de Roubaix on y ajoutait un wagon supplémentaire, déjà plein de ces supporters avides de buts. Les commentaires allaient bon train, l'
équipe était faite et refaite, elle changeait à chaque station, chacun d' entre-nous devenait l' espace d'un instant entraîneur. Certains groupes de supporters étaient agglutinés autour de leur
drapeau,
quant au receveur le pauvre il était bloqué au milieu de l'allée centrale ne pouvant bouger, tenant son " manicrac " à bout de bras afin de gagner un peu de place, des personnes se trouvaient
accrochées aux marches pieds d' autres assises sur les tampons. Le passage du canal se faisait par le vieux pont en bois de la rue de la Vigne, à chaque fois l'interrogation avec tout ce monde
allait il tenir ? nous arrivons au cimetière, sur les trottoirs de plus en plus de monde, nous distinguons la barrière du chemin de fer du Cartigny, nous sommes arrivés. Se dessine devant nous la
masse majestueuse du Pavillon du :
STADE AMEDEE PROUVOST
Les cafés sont plein à craquer, nous arrivons de bonne heure afin de nous rendre au point de ralliement de la famille, chez mes grands parents ils habitent cité des 42 en face de la Lainière ma grand mère avait pris soin
de mettre 2 chaises sur la chaussée pour que Léon (cousin de mon père) puisse garer sa voiture , et apres une tasse de café, rejoindre l'endroit mythique. Je trépigne d' impatience je
voudrais voir mon champion à l'échauffement, c'est mon oncle Jacky, pourvu qu'il soit en forme. Ca y est le signal du départ est donné, je suis le premier dehors j'attend, mais qu'est-ce-que font
les grands , ah les voilà, tout le monde en route. Nous longeons la Lainière pour arriver rue du stade où se trouve l'entrée principale. A chaque guichet des files interminables de supporters
attendant pour prendre leur précieux billet d'entrée. Des chicanes sont disposées pour canaliser ce public avide de buts. A côté une file de jeunes de mon âge attendent impatiemment
qu'une main charitable prenne la leur, afin de pouvoir les fairent entrer, celle-ci étant interdite aux enfants non accompagnés.
Ca y est nous y sommes, s'offre à nous ce magique rectangle recouvert de sa pélerine verte, le STADE AMEDEE PROUVOST. Au dessus de la tribune d'honneur, le vent déploie les drapeaux des clubs de première division rangès par ordre selon le classement
généal du championnat. De chaque côté des terrains de tennis, de grands oriflammes. Quel beau spectacle ! sur notre gauche se trouve le pavillon à l'extrémité les vestiaires, en gravissant
quelques marches celui des roubaisiens, les visiteurs se trouvant eux au sous sol.
Sur le terrain face au vestiaires les cortistes s'échauffent sous le regard de nombreux supporters, les commentaires vont bon train, l'heure approche les joueurs
entrent se préparer. Mon père me met au bord de
l'entrée du terrain et regagne sa place. En effet, honneur suprême j'entre avec les joueurs au son de " l 'ENTREE des GLADIATEURS " une clameur s' élève des tribunes, les " ALLEZ le
C.O.R.T. "retentissent de partout. Je m' assois sur le banc des entraineurs et joueurs, j'ai l'impression que tout cela est pour moi, que je vis un rêve, mais la réalité revient avec le coup de
sifflet d' envoi donné par l' arbitre.
A la mi-temps les hauts parleurs diffusent deux publicités : " Repos pour les joueurs détente pour vous spectateurs en
fumant votre cigarette préférée évidemment une gitane de la régie française des tabacs. Gitane goût français pour les français de goût." ensuite, "
Rhumm! ils ont mangé du lion ? non du CHOCOLAT? du CHOCOLAT."
Après le match, j'ai la chance de pouvoir accompagner mon " Champion " à la 3ème
mi-temps; celle-ci se déroule dans la salle de gymnastique où les deux équipes se rassembent, les joueurs discutent entre eux tout en sablant le champagne. Vous pensez bien que moi haut
comme trois pommes suis en admiration, devant ces joueurs qui viennent d'évoluer devant des milliers de personnes, qui tranquillement bavardent.
De tout
coté rien que du beau monde, j'aperçois que des joueurs faisant l'admiration de toute une agglomération, Gianessi, Boury,
Derreudre, Da Rui tous internationaux, et moi je suis au milieu d'eux. Je mesure maintenant la chance que j'ai eut de les rencontrer, et je comprend mieux qu'ils soienr devenus
:
" LES ENFANTS CHERIS du PUBLIC. "
Par cortiste
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